Ouvrir le menu

Rome, Jura…. Eternels !

Depuis les années 1650, à la suite d’une requête présentée par trois jurassiens mandatés, les Comtois émigrés dans la Rome pontificale étaient organisés en « Fondation Nationale » juridiquement reconnue. Cette confrérie a été progressivement propriétaire d’une église, de droits afférents (sépultures, cloches…), de maisons, d’un hôpital-hospice, de biens et titres (…)
A proximité de la via Borognona l’église s’appelle Saint Claude des Bourguignons de Franche-Comté. Cette dénomination souffre d’oblitération, trop souvent réduite à Saint Claude des Bourguignons. Je rappelle que le mot Bourguignon désignait au 17ème les Comtois à l’étranger, nos voisins bourguignons avaient cessés d’être bourguignons car devenus français…La colonie nationale comtoise s’est considérablement accrue à Rome du fait de la guerre de trente ans (Girardot de Nozeroy les estime à 10 ou 12 mille)
Progressivement le royaume de France s’est approprié ces immeubles bien que la confrérie soit restée fidèle au Roi d’Espagne après le traité de Nimègue. Ce traité ne précise d’ailleurs rien concernant cette possession Comtoise. L’église, via del Pozzetto, piazza san Silvestro 160, est actuellement intégrée dans la « fondation des pieux établissements de la France à Rome et à Lorette » sous tutelle de l’Ambassade de France près le Saint Siège. La fondation est dirigée par une congrégation générale mixte, ecclésiastiques et laïcs. Par contre nous ignorons, dans le détail, le sort des maisons via Possetto, via del Mortaro, via de Ponte Fici (désignations anciennes).
Déjà Auguste Castan en 1880 précise que l’église et ses dépendances, trois maisons, un cens foncier et ses titres, produisent un revenu conséquent. Il s’interroge sur la destination légitime et conforme aux sentiments de ceux qui ont doté et créé. Par analogie il précise que les conseils municipaux de Bastia et Lille bénéficient de bourses d’étudiants et il en souhaiterait pour des étudiants de Franche- Comté. Quelle bonne idée !
Aujourd’hui ?
1) La république du JURA entend donc rappeler l’existence de cette possession Comtoise « confrérie que nos pères avaient fondée à Rome pour mettre à l’abri des orages le culte de souvenir nationaux de la Franche-Comté. »
2) La république du JURA interpelle notre future Grande Région des Bourgognes, Duché et Comté, pour connaître son implication, sa présence éventuelle dans la Congrégation Générale. Un désintérêt nous conduirait à nous substituer pour cette œuvre de mémoire, considérant que la République du JURA au-delà de faire connaître peut également entretenir cette parcelle d’identité Comtoise.
Auquel cas :
-La République du JURA demanderait la pose symbolique d’une plaque « Ambassade » perpétuant ainsi l’objet initial d’accueil de la confrérie. La République pourrait lancer une souscription afin d’installer une œuvre d’art sur un mur extérieur libre côté place saint Silvestre.
-La République du JURA demanderait l’évolution de l’intitulé pour respecter l’origine géographique et la volonté des fondateurs. L’intitulé actuel sème la confusion, altère l’histoire et efface la filiation. Il deviendrait :
Saint Claude des COMTOIS
Ou Saint Claude des JURASSIENS (Si la Franche-Comté disparaissait)
-La République du JURA demanderait que la Congrégation Générale étudie la possibilité de favoriser des étudiants Comtois (bourses, hébergement..) dans l’esprit initial des fondateurs.

Ces requêtes bienveillantes et simples doivent trouver suite facilement pour l’une ou l’autre ou pour toutes ! D’autres propositions d’actions symboliques perpétuant la mémoire Comtoise sont bienvenues.
En l’absence d’attention, une action juridique européenne remettant en cause le statut de cet établissement national serait étudiée.
Si de par le monde et à Rome nul renom ne reste de nos pères, si miséricorde et souvenir les dédaignent, nous passeront, nos rires n’éteindront pas leurs pleurs et mépris.

Je vous remercie de vos remarques et propositions.